Images sauvages

Images sauvages
Le 4 novembre 2010
Agence Parcs Canada | Voir sur YouTube
Transcription | Aide

Plus de 20 appareils photo actionnés par le mouvement ont été installés dans le Parc national du Canada Banff, dans le cadre d'un projet de surveillance à long terme des populations fauniques. Ils ont été montés sur des arbres ou insérés dans des cairns le long des sentiers de randonnée et des pistes sauvages tracées par les animaux. Chaque fois que les rayons infrarouges captent du mouvement, l'appareil prend une photo.

Si on la compare aux techniques traditionnelles de recherche sur la faune, telles que la pose de colliers radioémetteurs, cette technique de « capture » n'est pas intrusive et se révèle relativement peu coûteuse. Les chercheurs analyseront les données recueillies en suivant une méthodologie appelée modélisation de l'occupation de l'espace. Tout en produisant des photos saisissantes, cette technique de suivi des populations fauniques contribuera, à long terme, à orienter les décisions de gestion dans des dossiers tels que l'utilisation des sentiers, la réintroduction d'espèces (p. ex., caribou et bison) et les brûlages dirigés.

Étant donné que personne ne se trouve derrière l'appareil photo, les images produites nous offrent une occasion rare et unique d'observer des animaux sauvages sans qu'ils soient perturbés par notre présence.


Transcription : Images sauvages

Je suis passé ici il y a une semaine. Depuis, j'ai obtenu des photos de loups, de chevreuils et de grizzlis.

Nous avons installé environ 25 appareils photo dans l'arrière-pays. Ils nous permettent de surveiller bien plus de secteurs que nous pouvons parcourir.

Ces appareils sont installés dans toutes sortes de milieux. Nous sommes dans la forêt aujourd'hui. Dans quelques jours, nous allons nous rendre à pied dans des cols alpins avec de gros supports en métal pour y installer d'autres appareils photo. L'avantage des montagnes par rapport aux prairies ou aux grandes zones humides, c'est qu'elles sont traversées de goulots d'étranglement naturels qui servent de corridors de déplacement aux animaux. Un col élevé entre deux vallées en serait un bon exemple. Et voici un autre exemple de goulot d'étranglement : vous ne pouvez pas le voir, mais nous sommes dans un secteur extrêmement étroit de cette vallée. Toutes les bêtes qui y circulent sont canalisées vers cet appareil photo. C'est un excellent endroit pour surveiller leurs déplacements et obtenir un aperçu de ce qui se passe.

Texte : Karsten Heuer – Parc national Banff – agent de conservation des ressources en milieu sauvage

Ce que nous voulons faire, c'est de surveiller les groupes de femelles et d'oursons grizzlis. Le parc Yellowstone effectue des travaux de ce genre depuis une trentaine d'années déjà. On y surveille un certain nombre de groupes familiaux de grizzlis d'une année à l'autre. Les résultats donnent une indication de la tendance globale de la population de grizzlis – la reproduction, bien sûr, mais aussi la croissance démographique.

Image : Col North Folk – Bassin hydrographique de la rivière Cascade, le 11 juillet 2010.

Il n'y a pas que les grizzlis qui nous intéressent. Nous surveillons aussi d'autres carnivores, par exemple les loups. Tout particulièrement en ce moment. Nous songeons à réintroduire le caribou dans la partie ouest du parc, et le succès de ce projet dépend en grande partie de la présence ou de l'absence de prédateurs dans le secteur. Par conséquent, pour réintroduire le caribou, il faut choisir une période où le nombre d'autres proies et de prédateurs est relativement faible.

Avec le temps, nous espérons pouvoir déterminer si les populations de certaines espèces augmentent ou baissent. Les données que nous recueillons nous permettent de « modéliser l'occupation de l'espace », c'est-à-dire de discerner, grâce aux différences captées d'année en année par un appareil photo placé au même endroit, le profil d'occupation du territoire environnant par une espèce donnée.

[Karsten rampant sur la roche] Parfait!

[marchant le dos courbé] Je vais en faire quelques-unes ici… C'est mon ours.

Cette méthode est très attrayante parce qu'elle n'est aucunement intrusive. Ces appareils photo fonctionnent sans flash et avec des longueurs d'ondes infrarouges. C'est certainement très différent des colliers radioémetteurs ou du marquage.

[images d'animaux sauvages défilant sur l'écran]

Réalisation : Adam Greenberg et Ray Schmidt

Musique : morgantj – Time Decay

www.pc.gc.ca/fra/pn-np/ab/banff/plan/faune-wildlife/plan1.aspx

[série d'images d'ours]

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